La communauté de communes du Laonnois va lancer un programme d'aides aux équipements de particuliers en matière d'énergie solaire ou géothermique. Dans la foulée, les entreprises seront incitées à se former.
Jean-Luc Barbier, fervent défenseur de la maîtrise de l'énergie en vue d'un développement durable. |
|
Lors de la dernière séance de la Communauté de communes du Laonnois (CCL), les délégués ont adopté « un projet de promotion et de soutien du développement durable envers les particuliers ».
Il concerne notamment la promotion d'équipements géothermiques ou solaires dans les maisons principales. « Jusqu'à présent, en matière d'habitat, nous étions plutôt sur de la restauration. Nous n'avons pas voulu en rester là en lançant ce nouveau projet » explique Jean-Luc Barbier, vice-président de la CCL, chargé de l'habitat.
L'élu est un fervent défenseur de la maîtrise de l'énergie en vue d'un développement durable. « Je pense que les élus ont leur rôle à jouer ».
Dans sa commune de Monthenault, il réfléchit ainsi à la réalisation de maisons dites passives. « Au niveau de la CCL, nous avons travaillé avec les moyens qui étaient les nôtres. Nous avons ainsi décidé de nous focaliser sur la promotion d'équipements bien particuliers ». Il s'agit par exemple de pompes à chaleur géothermiques. Le principe est l'enterrement de tuyaux sous le sol.
« Le système le plus rentable semble être celui qui utilise la surface du terrain, à environ un mètre de profondeur ». Néanmoins, il faut pour cela un terrain qui soit environ deux fois plus grand en surface que la maison. « Il existe d'autres solutions. C'est pourquoi nous allons faire appel à un bureau d'études qui va notamment établir un cahier des charges ».
Une manne de 160.000 euros
L'aide ne sera par exemple apportée qu'à partir d'un seuil de rentabilité de 4 kw/h.
Le bureau d'études pourrait aussi définir le taux de subventions, le plafond, assurer le suivi des dossiers, etc.
Car ces nouvelles techniques ne sont pas encore très répandues. « Nul doute qu'il faudra aussi inciter les professionnels à se former, ce qui devrait contribuer encore à l'avenir au développement de ces équipements. »
Il s'agit encore par exemple des puits canadiens, qui captent l'air extérieur, le chauffe dans la terre, avant de l'envoyer dans la maison, assurant ainsi au minimum une température de 12 à 13°c.
Il y a aussi les chauffe-eau solaires où l'eau est réchauffée dans des panneaux ou les panneaux photovoltaïques qui produisent de l'électricité avec l'énergie solaire.
« Et même dans notre région, l'énergie solaire fonctionne. On parle de 100 kw par m2 par an pour 140 kw pour le Sud ».
Au total, c'est une enveloppe de 160.000 euros qui peut être répartie, sachant que l'Ademe propose elle aussi des aides, sans parler d'EDF qui peut reprendre l'électricité stockée au niveau des panneaux photovoltaïques.
Yann Le Blévec du Journal l'Union